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Collage sur timbre, Laure Missir, août 2014 |
samedi 31 octobre 2015
lundi 8 avril 2013
mars 2012: exposition à l'antre-temps
Collages d'une grande délicatesse de Laure Missir.
Sculptures en raku pleines de grâce.
Ce sont les Belles de Mars, mais elles seront là jusqu'à fin Avril!
mercredi 30 mars 2011
samedi 11 décembre 2010
dimanche 21 novembre 2010
lundi 26 juillet 2010
anatomies comparées, exposition à l'atelier de la gare, Locminé (56)

Quoi ?
Des ciseaux, voire même un ou deux scalpels, de la colle PH neutre, des papiers plutôt anciens. Pourquoi ces papiers-là ? Pour le plaisir, voyons, d’un toucher moins glacé, d’une encre qui ne se répand pas et peut-être aussi pour dépayser le regard, pour l’étrangeté familière que le temps a ajouté, la patine. Peut-être encore parce que le quotidien brouille le regard et qu’avec un peu de recul on y voit mieux. Les motifs, femmes, arbres, machines et insectes, mélangeront leurs anatomies.
La boîte prolonge l’espace plus commun, bidimensionnel du collage papier. Mais elle demeure une variation du collage.
Laure Missir écrit sur des peintres, pour des poètes, pour elle, à ses enfants, à ses amis, des articles, des livres, des listes de courses, pleins de poèmes, des lettres, des cartes… Quand c’est possible les mots s’accompagnent d’images, parce que c’est plus clair, parce que c’est beau, parce que quand les mots viennent à manquer c’est pratique et puis aussi pour faire plaisir.
Comment ?
Des images toutes faites comme s’il en pleuvait, des images répétées sur les murs, sur les écrans de télévision, de cinéma, du tout cuit. Le message varie peu « achetez-moi », « voyez comme je suis belle »… C’est aujourd’hui notre réel, notre présent. Pourquoi ne pas l’apprivoiser lors d’une leçon d’anatomie : décomposer des éléments de ces images en catalogues, revues ou journaux publicitaires, les recomposer dans l’ordre du désir, de la colère ou du jeu pour comprendre comment nous parlent les images… Créer à partir de ce qui l’est déjà pour trouver son propre langage.
Où ?
Jeux de pistes : qu’est-ce qu’une exposition ? Accrochage simple ou dialogue des images ? Quelles sont les possibilités du regardeur ? Et le lieu, comment les murs s’accommodent-ils de ce qu’ils portent ? Qu’en pensent-ils ?
Quand ?
L’histoire du collage est celle de la modernité, du cubisme à aujourd’hui. Il a été magnifiquement contestataire avec le cubisme, dada ou le surréalisme. On pense à l’engagement politique de John Heartfield, à l’imagination féroce et iconoclaste de Jacques Prévert. Il a été somptueusement narratif avec Max Erst, onirique avec Matisse…
Le collage est une métaphore continue en cela il éclaire le fonctionnement de la langue quand elle cherche au-delà de la dénotation pragmatique à exprimer les nuances de la pensée et de la sensibilité et de nombreuses voies d’échange mènent de l’image plastique aux images que des mots collés ensemble.
mercredi 21 juillet 2010
archives 2008, anatomie du désir
exposition en septembre 2008 au Thabor
carton d'invitation
catalogue de l'exposition réalisé par les éditions Carré d'Encre
Voyage en kaléidoscope
Faire dérailler le déjà vu, entrouvrir les volets des possibles, désynchroniser les sensations et proposer un lieu où respirer dans la fragile immobilité retrouvée. Le collage est une fenêtre d’évasion aventureuse. Il récupère les vestiges, parfois juste des éclats des milliers d’images qui nous sont données. Mais il ne se contente pas d’être le constat de ces brides éphémères. Le collage fait naître un certain désordre, léger, sourd ou brutal. Il se présente comme une menace pleine de promesses parfois. Il rassure et dérange. Il s’arme des tranquilles habitudes, des apparences les plus traditionnelles pour les retourner contre elles-mêmes. Perturbation : le courant chaud des papiers colorés rencontre l’air froid d’une figure gravée, l’ortie, la chair d’une toute jeune fille. Nous sommes dans le monde des lentes perturbations. Par de fines déchirures, des écartèlements de motifs, des dissociations abusives, chaque collage tente de capter l’instabilité des images toutes faites pour la ranimer. Le collage tranche dans l’unité rassurante et déploie loin des filets de la logique des hypothèses peut-être contagieuses, des questions dont vous détenez certainement les réponses.
Marie-Laure Missir
archives 2007, l'envers du réel
la galerie 64 nuitdencre et les loups sont fâchés présentent "l'envers du réel", expositions de peintures, dessins, objets, collages, livres, sons et lumières du 10 mars au 14 avril 2007 à la galerie 64 nuitdencre puis du 17 avril au 13 mai 2007 à la Halle Saint-Pierre.
La médecine amusante
Si les collages de Marie-Laure Missir s’inscrivent bien dans la tradition poétique de rencontres entre images a priori inconciliables, ils n’ont pas vocation à servir d’anti-slogans, ni même, ou rarement, à raconter une histoire.
Il faut dire que si à peine trois générations nous séparent du cri de Jindrῐch Ṧtyrskỳ : mes yeux exigent qu’on leur jette toujours une nourriture, nous subissons un peu plus chaque jour la prolifération d’images néo artistiques ou pseudo informatives (i.e. strictement publicitaires) comme preuve du figement de l’esprit devenu dissolution, selon le mot tristement visionnaire de Breton. Aussi, le plagiat prôné par Lautréamont perd non seuelement en force mais, pire, en sens face au Mithridate moderne capable maintenant de s’accaparer jusqu’à la subversion de son propre langage (on sait toutefois comment finit le sixième du nom).
L’usage par Marie-Laure Missir d’instruments chirurgicaux pour saisir et couper conforte qui a vu la genèse de ses images dans le sentiment qu’il s’agit plutôt ici d’un lent travail médical de réparation d’un monde malade – sans exclure l’humour noir du savant fou – aux seules fins de créer de l’harmonie.
L’iguane projette une ombre de femme déguisée en paradisier saluant le bureaucrate aux pieds palmés qui interpelle la murène ailée devant le bâtiment en flamme où repose l’iguane… Les images-valises virevoltent sous vos yeux ; vous n’êtes là pour personne.
C’est Juliette déguisée en Justine, Esther traversant le miroir, Théroigne, « la Belle Liégeoise », dépossédée de sa cravache au pommeau d’or. C’est Alice distribuant les cartes, Isis dévoilée, Madame de Merteuil pervertie. C’est Ellen Elson démasquée. Et tout fait sens à nouveau.
Eric Benvéniste L’Envers du réel, Les Loups Sont Fâchés, février 2007.














